Dénomination « Grès de Montpellier », mise en consultation publique

Depuis de nombreuses années, les vignerons de notre commune ont travaillé à la construction de la dénomination « Grès de Montpellier » au sein de l’AOC « Languedoc » pour une reconnaissance et une meilleure valorisation de leurs vins.

Après plusieurs années de sélections parcellaires, le comité nationale de l’I.N.A.O. (Institut National de l’Origine et de la qualité) a décidé de réaliser le tracé de délimitation parcellaire, et un projet a été réalisé de 2012 à 2015 par une commission d’experts.

Le comité nationale de l’I.N.A.O. en séance du 10 février 2016, a décidé de la mise en consultation publique du projet de délimitation pour une durée de 2 mois, du 09/06/2016 au 09/08/2016 inclus. Durant cette période, les propriétaires ou exploitants des terrains concernés pourront envoyer leurs réclamations par courrier recommandé à l’I.N.A.O. MONTPELLIER – La Jasse de Maurin – 34970 LATTES.

Vous pourrez télécharger ci-dessous le tracé du projet de délimitation parcellaire, sur fond cadastral :

Secteur Nord
Secteur Sud
Secteur Ouest
Secteur Est

Celui-ci est également consultable sur demande en mairie.


Histoire

Un peu d’histoire

Présence de la vigne
La présence de la vigne dans le montpelliérain est très ancienne. Lorsque fût découvert le site Etrusque de Lattara (5 siècles avant Jésus Christ), aujourd’hui commune de Lattes, ont été exhumé des graines de raisins dans ce qui devait être la cave d’une maison.
Les romains développent la culture commerciale de la vigne tout au long de la vois domitienne qui franchit le Lez à Castelnau et le Vidourle à Ambrussum.

La règle des Bénédictins
En 782, Witiza, fils du comte de Maguelonne (siège de l’Evêché, origine de Montpellier), grand échanson de Louis le Pieux, conseiller de Charlemagne, renouvelle la règle des Bénédictins, introduit l’obligation de planter la vigne et leur donne l’autorisation de boire du vin aux repas. Il est connu dans l’histoire sous le nom de Saint-Benoît et est à l’origine de plus de 1 000 abbayes en Europe, qui toutes possédaient un vignoble.

Les Cisterciens
Les cisterciens à la suite des bénédictions ont implanté en 1138 l’Abbaye de Valmagne, dans un site privilégié en limite du plateau d’Aumelas, sur la commune de Villeveyrac. Elle posséde encore son magnifique vignoble.

Ecole de Médecine, Chambre de commerce
Montpellier jouit d’une image internationale très ancienne, les professeurs de l’Ecole de Médecine ont contribué au progrès viticole, Arnaud de Villeneuve (XIVème) et plus tard Edouard Adams (XVIIème) ont créé et amélioré l’Alambic et l’eau de vie. Rabelais, étudiant la médecine à Montpellier, met en scène les muscats de Mireval dans Pantagruel.
L’administration du Languedoc crée en 1704 la Chambre de commerce qui met en place à Montpellier, en 1729, l’une des premières réglementions de la mise en marché des vins et eaux de vie avec un service de contrôle de la qualité des vins, des alcools et des barriques, marquage des fûts de la croix du languedoc par les consuls de la Paroisse.

Les Chateaux
De nombreux châteaux viticoles du XIVème et du XVIIème siècle parsèment la campagne montpelliéraine. Le Château de Flaugergues sur la commune de Montpellier, le Château de L’Engarran à Saint-Georges d’Orques, le Château de Beaulieu, le Château de Saint-Sériès, le Château de la Devèze et celui du Grès Saint Paul à Vérargues.

XIXe et XXe siècle
Lorsque, au XIX ème siècle, le phylloxéra envahit le vignoble français, la recherche agronomique montpelliéraine découvre les moyens de lutte contre cet insecte. De nos jours, grâce au pôle Agropolis, qui en fait le deuxième ensemble agronomique mondial, Montpellier rayonne sur l’agriculture, la viticulture et l’agro-alimentaire international.


L’appellation

Situation géographique

La zone de production
Les Grés de Montpellier s’étendent de l’est à l’ouest de Montpellier, ils sont limités par la vallée de l’Hérault à l’Ouest, par la région du Pic Saint Loup au Nord, par la vallée du Vidourle à l’est et par le littoral au Sud.
C’est une zone abritée des influences du nord par la Montagne Noire et les Cévennes.
Le climat sec et les entrées maritimes d’air humide en été favorisent une maturité précoce et un bon équilibre du cycle végétatif


Réglementation

Conditions de production
L’appellation contrôlée Coteaux du Languedoc-Grés de Montpellier a des conditions de productions strictes. Les raisins sont issus de parcelles identifiées par les producteurs et approuvées par l’INAO.

Décret du 11 mars 2003
46 communes peuvent prétendre à faire du Grés de Montpellier sur les 531 communes de l’AOC Languedoc.

Encépagement : Vins rouges

Cépages principaux  :

  • Grenache,
  • mourvèdre,
  • syrah.

Le grenache doit représenter au moins 20% de la surface revendiquée dans ladite appellation. L’ensemble des cépages principaux doit représenter au moins 70% de la surface revendiquée dans ladite appellation. Un assemblage d’au moins deux cépages principaux est obligatoire

Cépage complémentaire : Carignan

Titre alcoométrique : Les vins doivent provenir de raisins récoltés à bonne maturité et le taux d’alcool doit être supérieur à 12%.

Rendement : Le rendement de base des grés de Montpellier ne doit pas dépasser 45 hectolitres à l’hectare

Entrée en production des jeunes vignes : Le bénéfice de l’appellation Coteaux du Languedoc Grés de Montpellier ne peut être accordé aux jeunes vignes qu’à partir de la 9ème feuille pour le carignan et de la 6ème feuille pour les autres cépages.

Distance de plantation l’hectare : La densité minimale est de 4 400 pieds par hectare

Conduite du vignoble : Taille courte en gobelet ou en cordon de Royat. Palissage obligatoire pour la syrah et pour les vignes conduites en cordon de Royat.

Elevage : Les vins Coteaux du Languedoc – Grés de Montpellier sont livrés à la consommation après un an d’élevage